Sur la Sémantique générale de Korzybski
Dernière mise à jour : 15 juin 2007:
Noyau subthalamique
 


En préliminaire, il est vivement conseillé d'avoir au moins une idée de ce à quoi ressemble la Sémantique générale d'Alfred Korzybski. Pour cela, vous pouvez visiter cette page Wikipedia qui est manifestement rédigée (au 21.1.2005) selon le canon Korzybskien. Voici donc quelques critiques et autres commentaires... (En prime, vous trouverez même un exercice de 'santé' et un petit symbole Yin/yang adapté...!)

Ce qu'est le langage (petite provoc' ;-)

Le mot "requin" n'est pas plus adéquat pour "exprimer" l'animal que l'expression "ceci est un requin". Il s'agit à chaque fois d'une analogie, 'naturellement' reductrice.

Le langage, considéré comme un système d'analogie entre le non-verbal et un ensemble de sons/signes, est tout entier "identificateur". Ce n'est pas seulement le verbe "être" qui peut créer une identification. Quand je dis "ce requin a mangé ce baigneur", je crée automatiquement une identification entre le mot "requin" et <l'animal requin-non verbal> correspondant: Le verbe être est présent implicitement, ce qui se traduit par : "ceci, qui est un requin, a mangé cela, qui est un baigneur". On n'a pas mis de verbe être dans la phrase d'origine, mais la MÊME identification EST présente.

Le principe de l'identification et les risques associés n'est pas remis en cause ici. Je pense simplement qu'il est beaucoup plus large que ce que dit Korzybski: Peut-être même pire: l'usage d'indices par exemple (dupont1 n'est pas dupond2) ne résoud en rien la question de l'identification du TERME "Dupont1" avec l'évènement unique <Dupont> sans indice. Cet indice n'a PAS EMPÊCHÉ L'IDENTIFICATION. Il a même augmenté le risque, en laissant supposer qu'il suffit d'un indice pour que <le mot> soit "un peu plus près de" <la chose> Quelle erreur ! Avec ou sans indice, LE MOT N'EST PAS LA CHOSE.

Il me semble qu'une approche plus efficace (?) pour limiter les effets de l'identification, ce risque intrinsèque à tout langage, serait d'avoir une approche plus "généralisatrice". Par exemple, considérer que le fait de parler de quelque chose revient en quelque sorte en en faire une photographie, avec tous les inconvénients d'une photo par rapport à la réalité: c'est fixe (la réalité change constamment) il manque des éléments (on ne voit pas les morceaux de baigneur dans le ventre du requin), etc. (Il faut rappeler que toute analogie est fausse par nature ET indicative d'un ensemble de similitudes)

Quand je parle de quelque chose, j'en fait comme une photo, une fixation. Je n'ai pas de profondeur. Je ne peut exprimer toutes les nuances (de couleurs, de sons, d'odeurs, de sensation, de temps qui passe).
Le langage n'exprime pas la réalité dans sa 'complexité', mais un "instantané" partiel de celle-ci.


Exercice de santé extensionnel

Petite suggestion d'exercice, directement inspiré de la SG...

Joie du graphisme, ou quand le Yin et le Yang en prennent plein la gueule (?)



Le Yin et le Yang, révisé à la mode multivalente...

Le binaire - blanc/noir - n'est qu'un cas particulier.
La plupart du temps, les situations sont impossibles à classer de manière aussi simplificatrice.

D'où l'intérêt des niveau de gris... Et de quelques taches: blanche et noire...

Jeux (?) de mots

Histoire de limiter certains des effets négatifs du langage, on peut sans se priver créer des termes nouveaux.
Quelques-uns de ma composition...
Momendroit
Concaténation de Moment (le temps) et Endroit (l'Espace) : L'Espace-temps pour le langage commun: une 'chose' ne peut se trouver qu'en un seul momendroit... Quoique, la physique quantique...

Causéquences
Union naturelle des termes causes et conséquences: Tout évenement est simultanément conséquence de quelques choses et cause d'autres choses. Lorsqu'on veut étudier les causéquences d'un évenement, le champ d'investigation est automatiquement élargi, intégrant dans la réflexion des éléments liés "par nature", mais séparés artificiellement par les approches "classiques" CONDITIONNEES par la division verbale "causes" ou "conséquences".

Toutes choses (s)ont des causes
Variante du précédent: Toutes choses ont des causes / toutes choses sont des causes.
Tous ces termes me sembleraient utiles dans une approche scientifique non-réductionniste.

Noyau subthalamique
Un petit noyau au centre du cerveau contrôle nos comportements
[...] ce noyau, bien que de très petite taille (10 x 6 x 3 mm), peut recevoir et traiter des informations de nature différente: des informations motrices (ce qui explique l'efficacité de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement des signes moteurs de la maladie de Parkinson), des informations cognitives, c'est à dire le contenu sémantique, social et intellectuel de nos comportements, et des informations émotionnelles qui colorent invariablement en plus ou en moins chacun de nos comportements.
Lire les détails... (article publié le jeudi 14 Juin 2007).

Quelques traductions
J'ai traduit une partie d'un livre de Wendell Johnson titré "People in quandaries".
Extrait 1. Extrait 2. Extrait 3.

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