Accueil > Sur 'la science': quelques commentaires


>> Critique de la technoscience : les bases
(Sur mon journal électronique)
L'hypothèse la mieux élaborée
ne saurait remplacer la réalité la plus bancale

(San-Antonio?)
La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne.
La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi!

Albert Einstein ( trouvé sur http://www.yhad.org/ )          
La science est beaucoup plus proche du mythe
qu'une philosophie scientifique n'est prête à l'admettre.
C'est une des nombreuses formes de pensée
qui ont été développées par l'homme,
mais pas forcément la meilleure (...)

Paul Feyerabend

Un dessin de Jiho



Notes et commentaires divers, susceptibles de correctifs, amendements, etc.
Date de création : 9 novembre 2002
En bas de page, liens et bibliographie
L'auteur n'appartient nullement à la caste des scientifiques, mais aime à croire qu'il en partage l'esprit... critique.
Les titres: (les articles sont ajoutés en bas de page)
  - INTRO (nouveau au 17 octobre 2005)
  - Réductionnisme
  - "L'écologie est-elle une imposture?"
  - Vous voulez moucher un scientifique dans un débat ?
  - Science contre $cience
  - Les limites de la science
  - Diaboliser la science ?
  - Bricolage (18/4/2005)
  - Surprises et découvertes ? Ah non monsieur! Pas dans mon labo ! (28/4/2005)
  - La Trouille et la Science (19/7/2005 màj 20/7)
  - La science et son usage (26/9/2005)
  - Corruption (23/2/2007)
  - Ecologie des anti-écologie (24/3/2007)
  - " Comment justifier que la science n'est pas dangereuse? " (3/5/2007) Lire...
  - La révolte des humains de laboratoire (19/6/2007) Lire...

Deux des plus gros problèmes de 'la science occidentale' sont peut-être
son approche réductionniste de plus en plus risquée,
et une vision caricaturalement négative (binaire) de la 'nature'.

INTRO
La science, c'est un peu comme la police : la raison commande (;o) de s'en méfier.

Et je ne dis pas la rejeter.

Juste s'en méfier...

Il faut cependant remarquer que le terme 'science' est une abstraction, une simplification, une étiquette collée rapidement à un ensemble 'complexe' qui inclut des attitudes mentales (l'esprit scientifique), des individus (les 'scientifiques'), des groupes d'individus (laboratoires, entreprises), des enseignements (profs, universités, étudiants), de la production de "causeffets" (des causes et des effets dûs à la mise en pratique de connaissances nouvelles), etc.
Une approche critique est nécessaire sur tous ces plans.
Il n'y a pas de raison de ne pas appliquer un peu de raison critique à un 'système' auquel on associe volontier une 'raison immanente', en quelque sorte constitutive. Cette Raison paraît bien souvent, lorsque l'on creuse un peu, basée sur beaucoup de déraison. Ce n'est au demeurant ni bien ni mal. Il paraît indispensable, sinon de "disséquer" cette masse d'irrationnel, au moins d'être conscient de son existence, et de cesser de prétendre à l'absolue Raison.

Cette approche critique doit justement envisager la science comme un système, imbriqué dans la société, concerné par des problématiques apparemment hors de son champ principal, comme l'économie et la politique.
Continuer à croire que c'est "la science" (et donc La Raison) qui fait le 'progrès' est une grande stupidité. Que devient une invention lorsque passée par les fourches caudines du Marché ? L'invention la plus géniale restera dans les cartons si elle ne permet pas de retours sur investissements.

Autre problème : Face à une réalité, une nature, fondamentalement systémique (une multitude de causes produisent des effets eux-même causes d'une autre multitude d'effets, etc.) cette science applique une pensée essentiellement réductioniste (quelques effets, une cause). Une telle approche, efficace à court terme fait courir le risque du chaos (La multitude d'effets induits par une petite poignée de 'causes' imposées de façon industrielle, intensive, détruisant l'organisation systémique que l'on connaît sous le nom de 'nature').
Face à ce risque totalement dénié par ces mêmes réductionistes (dépassés par nature par l'ampleur des "causeffets" induits) il ne reste qu'à prier les dieux de la science ;o) pour que cette probabilité de chaos ne reste qu'imaginaire... Puisque nos scientifiques ont apporté le 'bien' hier, ils l'apporteront demain. Jusque là, ça va à peu près. Amen.

Enfin... Ce que j'en dis...

Réductionnisme
La génétique, et les disciplines associées font partie de 'la science', au même titre que l'écologie (car l'écologie n'est pas seulement une lubie politicienne ou baba-cool mais aussi une discipline scientifique)

Le principe à la base du 'transgénique' reste dans la lignée des sciences occidentales du XXe siècle : on croit que la découpe de la réalité en tranches toujours plus fines, puis l'étude de ces tranches, puis leurs modifications sont le seul moyen d'intervenir sur cette réalité.

Cela s'appelle le réductionnisme et, effectivement, cette méthode semble très efficace.
Malheureusement, on en vient à se rendre compte des limites de cette approche.
Un exemple particulièrement instructif à cet égard est l'effet des CFC sur la couche d'ozone.
A leur niveau, les CFC dont certainement des molécules très utiles.
Intégrés dans le système naturel, ces composés produisent des effets non prévus et NON PREVISIBLES du fait des limites mêmes du laboratoire et des procédures de test utilisées.

On ne trouve que ce qu'on cherche.



"L'écologie est-elle une imposture?"
C'était là le titre d'une émission de télé diffusée le 6 nov. 2002 sur France3. Le titre m'a tellement désespéré que je ne l'ai pas regardé. Son auteur: Franz-Olivier Giesbert, bien connu pour ses compétences en écologie (en fait, un journaliste passant de la gauche à la droite sans difficultés apparentes).

Etaient invitées diverses personnes dont le prêtre scientiste de service, et également prix nobel de physique, Georges Charpak.

Le problème ? Il n'y avait semble-t-il pas un seul écologiste scientifique invité.

D'ailleurs l'écologie, c'est pas de la science, n'est-ce pas ?

Chacun a sa définition du terme écologie. Comme pour le reste d'ailleurs.

Et quand on mélange dans une même phrase des mots comme "écologie" et "imposture", même avec un point d'interrogation final, on voit à qui profite cette formulation.

Parlons clair. On est en face d'une manière de manipulation sourde qui fait croire que seuls CERTAINS disposent de la VRAIE science.

Pour résumer,
on veut nous faire croire
que ne peuvent être considérées comme 'sciences'
que la physique nucléaire ou la génétique.

C'est pourquoi des spécialistes en physique se permettent de dire que le nucléaire n'est pas dangereux pour la santé. Leurs compétences en médecine étant aux même niveau que celles du clampin moyen, lorsque ces messieurs prétendent de telles choses, ils manipulent. Ils utilisent leur notoriété scientifique pour intervenir dans des champs pour lesquels ils n'ont pas plus de légitimité scientifique qu'Astérix.

24 septembre 2005 Je viens de retrouver la présentation de l'émission dans un canard télé. Ainsi donc, face à des écologistes POLITIQUES, notre comique télévisuel met un SCIENTIFIQUE, Charpak, dont il n'est pas question de contester le Nobel...

Pourquoi ne pas inviter un professeur d'Ecologie ou un chercheur en écologie du CNRS (ça existe) pour causer avec notre physicien ? Quelle idée !? Cela n'irai pas avec cette propagande racoleuse de ces ramolis (médiatiques) du bulbe. Où est la science là-dedans ? La réponse: NULLE PART. Et c'est dommage!


Vous voulez moucher un scientifique dans un débat ?
Très simple : dès qu'il sort de sa discipline, n'hésitez jamais à le lui signaler, en ajoutant que dès lors, sa voix ne peut scientifiquement avoir plus de valeur que celle d'un non-spécialiste.

S'il reste dans sa discipline, son hyper-spécialisation pourra également servir d'argument. Un spécialiste de la structure de l'ADN n'a pas la compétence sur la circulation du pollen, par exemple...

Au fond, ces gens là en savent si peu sur le monde... Ils sont tellement spécialisés qu'ils sont devenus hors-sol ! La spécialisation devient une énorme faiblesse, pour une science des systèmes et des relations. C'est là la science du siècle dernier qui s'agite encore...


Science contre $cience
La science ne peut être considérée hors de ses connexions avec les autres domaines sociaux.
Le scientifique, comme les autres, doit gagner sa vie.
Le directeur de labo trouver des fonds.
C'est pourquoi les grands principes sont oubliés pour faire place aux nécessités ordinaires.
Une science critique, un scientifique qui remet en question les théories, c'est bien.
En principe.

Mais si cette critique conduit aussi à remettre en question des investissements de millions de dollars, cela devient un emmerdeur dont il faut se débarasser.
En science comme ailleurs, les grands principes sont faits pour s'asseoir dessus dès que les intérêts plus... financiers... hiérarchiques, etc. sont en jeux.
On peut ajouter que nos scientifiques, en dépit de leurs compétences, sont des humains comme les autres (!). Ils sont soumis aux mêmes tentations que les autres (et moi-même, je ne me sens pas très bien! ;-))))

Comment lutter contre la $cience ?
Mais avec de la science !

Le cas de l'écologie est très représentatif.
Certains  ne veulent pas voir que l'écologie est une science, parce que sa pratique conduit à la remise en question de nombreux principes de la science standard, et en particulier, la nécessite de la transdisciplinarité et de l'approche systémique. En ce sens Ecologie et Transgénique sont à l'opposée l'une de l'autre.
De plus, les financement les plus importants, donc les investissements à rentabiliser sont allés à ces disciplines réductionnistes qui demandent toujours plus de fonds: le coupage en rondelles toujours plus fines demande des instruments toujours plus chers.
La réorientation des crédits ferait perdre à la fois beaucoup d'argent, et de superbe dominatrice à nos spécialistes télévisuels.


Les limites de la science
Lorsqu'une expérience donne 100 fois le même résultat,
rien ne prouve que la 101ème donnera le même.
Sinon une sorte de Foi.

Les découvertes de la science ne sont pas Vérités Révélées.
Leur mise en pratique ( la "technoscience" ) conduit à des "fixations" dans la mesure ou une structure complexe se développe autour de ses "découvertes".
S'il s'avère qu'une découverte pose finalement plus de problème qu'elle n'en résoud, il n'est pas difficile de réviser les théories qui la sous-tendent.
Il est autrement complexe de remettre en question la structure sociale qui en a découlé car cette structure s'est imbriquée dans le reste de la société par de multiples liens financiers, voire parfois émotionnels. La majorité des gens a du mal à envisager les remises en questions. Il faut dire qu'on ne leur laisse pas vraiment le choix, et que la structure sociale fonctionne généralement d'une manière très "ossifiée".
Remarquons au passage que c'est aussi une conséquence de la spécialisation, qui touche tout aussi bien la science : si une spécialité s'avère dangereuse, comment en recycle-t-on les hyper -spécialistes qui ont passé leur vie à apprendre ce qu'ils savent, et qui donc ne savent rien faire d'autre ?...

Une approche critique de la science et de la manière sont elle imprègne la société est indispensable.


Diaboliser la science ?
Je lis dans un message électronique diffusé sur la liste de discussion inf'ogm titré OGM dangereux ou pas : une question qui n'a pas de sens la conclusion suivante: n'est-ce pas faire insulte à l'intelligence et à la conscience que de diaboliser la science ?
Ce genre de généralisation - par nature simplificatrice - ne permet pas d'avancer beaucoup. On me rétorquera avec raison : avancer, oui, mais pour aller où?. Je ne peux que trouver cette question fort judicieuse ! ;o))

Le terme "diabolisation" est fortement connoté Moyen Age, Croyance religieuse, simplification "bien contre mal".
Il implique évidemment que ce qui est "diabolisé" n'est pas diabolique, dans une rhétorique binaire à deux sous.
Je n'ai pas remarqué que quiconque "diabolisait la science". J'ai par contre entendu beaucoup de critiques, plus ou moins "constructives". On peut effectivement, dans cet ensemble de critiques, en trouver de radicales. C'est cependant une faiblesse intellectuelle (qui m'assaille aussi parfois...) que de ne choisir dans l'argumentaire de "l'opposition" que les points les plus extrêmes. Il est facile de les démonter, tant l'extrémisme est généralement simplificateur et rarement productif à court terme.
Et tout ça pour aller où ?
Il arrive que les scientifiques les plus... scientifiques B-) usent des arguments les moins... scientifiques qui soient pour défendre "La Science". Je ne crois pas que ce soit, ni à leur honneur, ni un bon moyen de diffuser dans la population cet Esprit Scientifique qui, pour moi, est surtout fait d'Esprit Critique. Le critique cherche à améliorer. Il ne se repose pas sur la Hiérarchie ou les Grands Principes qui ne font que fossiliser la Pensée et l'Imaginaire.
Même les Principes de la Sciences sont discutables, et ce n'est pas diaboliser que de critiquer.
Hop.
[29/10/2004]

Bricolage
Le terme de "bricolage" a été associé au 'fonctionnement' même de la 'nature', en particulier sur le plan génétique.
A l'opposée presque exacte, le terme est utilisé par les critiques du transgénique pour en stigmatiser les approximations.
Une partie de ping-pong vertal.

Voyons un peu en quoi le terme de "bricoleurs" peut s'appliquer à nos transgénéticiens. Dès le départ, les généticiens ont commencé par qualifier d'ADN poubelle les parties des molécules d'ADN pour lesquelles ils n'avaient trouvé aucune fonction. Cette manière de juger ce que l'on étudie d'une manière aussi caricaturale montrait le début du bricolage, d'une caricature de science.
On a fait passer les expériences et la théorie avant l'objet de l'étude. Nos petites expériences n'ayant pas démontré un usage direct de l'objet, et plutôt que de se demander si les théories ne seraient pas incomplètes, on préfère dire que c'est l'objet étudié qui ne convient pas! Cela constitue une aberration anti-scientifique, qui fait passer la théorie avant la 'réalité'.

Et notre 'nature' bricoleuse ?
Dans une certaine mesure, on peut se dire que par exemple tous les ADN étant constitués (selon la théorie) de 4 acides aminés qui se retrouvent indifféremment dans la mouche du vinaigre ou dans le banlieusard, c'est donc qu'un 'jeu de combinaisons' (un bricolage) illimité est apparemment possible. Lorsque l'on change de niveau d'observation/organisation, pourtant, les variations deviennent apparemment beaucoup plus limitées, et le croisement naturel productif entre poisson et humain, par exemple, relève plutôt du domaine de la science fiction... même si tous deux utilisent les mêmes (?) acides A, T, C et G.
Au demeurant, si des croisements et grandes variations génétiques - ces bricolages extrêmes - peuvent advenir, leur nombre par rapport à la population globale paraît plutôt réduit... ce qui n'est pas le cas avec l'envahissement des bricolages transgéniques qui bénéficient d'une capacité industrielle.

Cela me fait penser à ces scientifiques qui ont justifié l'usage des protéines animale pour alimenter les bovins sous prétexte que parfois, avec l'herbe ingérée pouvaient se trouver de petits animaux... Tout est donc bon parfois pour justifier les agissements les plus excessifs.

Tous les bricolages ne se valent pas...
[18/4/2005]

- Surprises et découvertes ? Ah non monsieur! Pas dans mon labo !
L'intéressant dans l'affaire de la "mémoire de l'eau" est, au-delà de la validité ou pas de la théorie de Benveniste, la manière dont la "communauté scientifique" a accueilli la chose. Sans avoir AUCUNE IDEE sur cette validité, nombreux sont les scientifiques établis qui se sont acharnés à descendre le chercheur, car ses postulats risquaient de plus ou moins valider des approches non reconnues (en l'espèce, l'homéopathie).
- A l'époque ou Einstein et quelques autres prédisaient la possibilité de téléportation quantique, nos génies n'auraient pas hésité à les descendre de même. Evidemment, il y a peu, on a réalisé cette téléportation...
- On découvre que la maladie de l'ESB serait une conséquence de la FORME des protéines. Qu'un petit chercheur eut trouvé cela dans son labo, et il aurait été honnis à jamais...
Je ne sais pas si l'eau a de la mémoire (et à vrai dire, je m'en fous un peu! ;o) mais il serait avantageux pour 'la science' que l'on oublie pas la stupidité (anti-scientifique) de nombre de 'scientifiques'.
[28/4/2005]

- La Trouille et la Science
Il n'est pas rare d'entendre des commentateurs, journalistes et/ou scientifiques, nous expliquer que si la populace refuse les OGM, le nucléaire ou les nano-bricolages, c'est parce qu'elle a peur.
C'est possible.
Mais la trouille est un état psycho-somatique partagé par tous les humains, scientifiques y compris:
- La bombe atomique américaine, n'était-ce pas la peur des Nazis qui en a été pour partie l'origine? Plus généralement, la recherche en armements n'a-t-elle pas pour origine principale la trouille de l'ennemi ?
- Le développememt des médicaments? la peur de la maladie, de la douleur, de la vieillesse...
- Celui des pesticides, des OGM? La Trouille de la non-production agricole, et donc de la faim...
- L'invention du magnétoscope, des DVD, des lecteurs MP3? La trouille de s'ennuyer et/ou de risquer de devoir causer avec son/sa voisin(e) de banquette dans le métro!
- La recherche acharnée de "nouveaux" produits ? La peur de n'avoir plus rien à vendre, car dans ce monde de la Marchandise, si t'as rien à vendre, t'es rien...
Peut-être la Trouille constitue-t-elle le meilleur moteur de ce Progrès tant divinisé... car toujours plus de Progrès, ce serait finalement toujours moins de Trouille...
N'oublions tout de même pas, parmi les Moteurs du Progrès, de citer... la Flemme !
Quoique...
La Flemme pourraît n'être que la Trouille de se fatiguer... ;o)
[19/7/2005 màj 20/7]

- La science et son usage (rappel)
L'on dit que les scientifiques ont cette intéressante capacité de pouvoir facilement réviser leurs théories lorsque les 'faits' viennent les contredire.
Evidemment, lorsque l'on en reste sur le plan théorique, strictement verbal, la modification est à priori aisée. Malheureusement, il n'en va pas de même avec la mise en 'exploitation' des théories scientifiques. Prenons l'exemple des OGM: une théorie sur l'ADN, les caractères transmis, etc. a conduit au développement d'une filière 'techno-scientifique' complexe, composées d'entreprises, de centres de recherches publics et privès, de filières d'enseignement, de lignes de production, de commercialisation de produits.
Mais lorsqu'il s'avère que cet ADN n'est pas nécessairement l'Alpha et l'Omega de la transmission des caractères, que de nombreux autres éléments entrent en jeu, le généticien corrige facilement, sur le papier, ses théories sur la génétique... mais qu'en est-il de la vaste structure non plus scientifique mais technique, commerciale, bancaire, voire d'assurance qui s'est mise en place à partir des théories déjà (toujours) dépassées?
[26/9/2005]

- Corruption
Lorsqu'un politicien défend les intérêts d'entreprises privées contre rémunération, c'ela s'appelle de la corruption.
Lorsque des scientifiques bidonnent leurs procédures pour complaire à leurs employeurs - ou pour justifier l'existence de leurs labos, c'est aussi de la corruption.

Et c'est ce qui se passe aujourd'hui, tout particulièrement dans les biotechnologies à usage agricole. Les limites scientifiques des bricolages apparaissent de plus en plus, en dépit de la propagande et des menaces. Il faut trafiquer les expérimentations à la source, en bidonnant les conditions puis, si ça ne suffit pas, en truquant les résultats, puis enfin en menaçant et expulsant les scientifiques qui refusent cette corruption. Il y a tellement d'argent en jeux! Quelle importance que la science soit foireuse (je veux dire que les connaissances sont totalement insuffisantes). Il faut que ça crache du fric, et tous les moyens sont bons.
Contrôler la bouffe!
Imaginez le POUVOIR qui va avec ces brevets! On ne va pas s'emmerder avec les détails! Et s'il y a des problèmes générés par nos bricolages, on va les résoudre (évidemment, puisqu'on a FOI dans la science!) et en plus en va vous VENDRE la solution! On gagne à tous les coups!!!

Une logique de malade mental.
[23/02/2007]

- Ecologie des anti-écologie [sur les forums et dans les médias].
Texte trouvé sur un forum. J'aurais pu l'écrire mot pour mot.
Ecologie des anti-écologie [sur les forums et dans les médias]
Etablissons brutalement deux catégories.

D'une part, les "trolls". Ce sont des mercenaires, travaillant dans les sociétés de "relation publique", et payés pour soutenir une industrie. Ils n'ont pas de scrupules et sont en général bien formés aux techniques de manipulation. Ce sont des cyniques, mais il peut rester chez eux un certain esprit critique.

D'autre part, les salariés. Eux, non seulement vendent leur temps et leur force de travail à une entreprise, mais ils ont également - pour le même prix - bradé leur pensée, leur réflexion. ils pensent comme pense l'entreprise, généralement par peur de perdre leur emploi. En un sens ils ressemblent à ces adeptes de sectes qui ne pensent que par leur gourou de secours, et rabâchent ses préceptes.

Une troisième catégorie (trois, c'est mieux que deux): les intégristes du progrès. N'ayant toujours pas compris que l'écologie impose en soi un progrès, leur réflexion n'a pas quitté le XIXe siècle, Jules Verne et les fantasmes techno-scientistes infantiles. Ils pensent que de toutes les manières, les hommes trouvent solution à tous les problèmes. Ils ont FOI dans la techno-science. Un comble.
[24/03/2007]

- " Comment justifier que la science n'est pas dangereuse? "
Cette question, je l'ai trouvée dans le journal des connexions de ce site. Elle avait été tapée sur Goggle, et ma page est apparue en référence...essayez-voir...

Etudions cette question en elle-même.
On peut la considérer comme destinée à alimenter de la propagande (justifier la science, justifier les OGM, l'euthanasie ou la peine de mort...), c'est-à-dire l'opposée de ce que l'on est en droit d'attendre d'une personne supposée équipée d'un Esprit Critique, d'un Esprit Scientifique.
On ne se pose même pas la question de la DEFINITION du terme "science", comme si la chose était évidente.
Si "la science", c'est tenter de comprendre le fonctionnement de quelque chose, alors elle n'est pas dangereuse... sauf peut-être pour ceux qui ont intérêt à ce que cette chose ne soit pas "comprise".
Si "la science", c'est concevoir et fabriquer la bombe atomique ou des armes chimiques, alors oui, la science est dangereuse.
Le prochain qui pose une question aussi con aura mon pied aux fesses (mais il aura un job au service Relations Publiques de Monsanto ou autre)
Question suivante! ;o)
Haut de page... [3/5/2007]

- La révolte des humains de laboratoire
L'argument massue de ceux qui veulent imposer leurs bricolages, type OGM et autres : Il y a bien entendu des risques, mais traverser la rue aussi est risqué...

Cette simplification permet la justification de N'IMPORTE QUOI. Elle évacue les responsabilités (bonne affaire!). Elle permet aux bricoleurs de continuer à bricoler, avec l'assurance que, ma foi, même s'ils se plantent ce n'est pas grave: les autres prennent les risques. Eux sont des génies de laboratoire. Les rats, eux, doivent assumer. Après tout, ce sont ces mêmes rats qui veulent être sauvés!...

Sauf que.

Qui a demandé les OGM ? Qui a souhaité les nanotechnologies, le développement du nucléaire ou les flots de saloperies chimiques qui nous détruisent ?
"On" (= les pouvoirs habituels: politicards, industriels, système économique hystérique) nous impose des outils, des produits, puis "on" nous dit qu'il faut en assumer les risques !

C'est la révolte des humains de laboratoire, qui ont déjà assez de problèmes comme ça, pour ne pas en plus s'en voir imposer par des autorités techno-politico-scientistes (!) auto-proclamées !!!
Haut de page... [19/6/2007]

• LIENS
Fondation Sciences citoyennes

Groupement International d'Etudes Transdiciplinaires

The Institute of Science In Society

• BIBLIOGRAPHIE (prémisses d'une)
Paul Feyerabend

Michel Morange: Les secrets du vivant : contre la pensée unique en biologie (La Découverte 2005)
Commentaires (Source: Continent Sciences émission du 20/10/2005) Dans ce livre novateur, Michel Morange propose une clé pour rendre compte de ces difficultés, et de beaucoup d'autres analogues touchant toutes les branches de la biologie. Les annonces sensationnelles reflètent l'espoir toujours déçu qu'une explication unique pourrait suffire. Or les faits biologiques - comme ceux relevant de bien d'autres disciplines scientifiques - ne peuvent être expliqués par un principe d'intelligibilité unique.
Jean-Jacques Salomon: Les scientifiques, entre savoir et pouvoir (A. Michel - 2006)

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URL http://midier.net/sciences.htm Auteur Michel Dussandier (CopyLeft)