Le petit guide de l'environnement sémantique 
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Relations entre langage et 'réalité'

Les relations entre langage et 'réalité' peuvent sembler si évidentes que le fait même de se poser se genre de question peut sembler inutile.

C'est pourtant cette 'charnière' qu'il peut être très utile d'étudier de plus près: on y découvre que de nombreux problèmes peuvent apparaître si on ne la prends pas en compte.

Le 'raciste', par exemple, considère chaque personne non pas selon ses caractéristiques individuelles, mais selon ce qu'il pense de la catégorie (la 'race') à laquelle est supposé appartenir l'objet de son racisme.
En lui collant l'étiquette de la catégorie (la 'race', l'age, les sexe, etc.) il se produit l'effet que toute la complexité d'une personne se réduit à une seule de ses caractéristiques. C'est tellement plus simple...

Cette catégorie n'est qu'une sélection arbitraire de certains éléments de la réalité.

Cette sélection arbitraire, une fois 'résumée' dans un mot, prend force de réalité, de Fait intangible.

Les mots que nous utilisons pour décrire notre réalité produisent par nature des simplifications, des caricatures. Or la quasi totalité de notre compréhension du monde - et donc de la manière dont nous y agissons et réagissons - viennent du langage. Il n'est pas inutile d'en être conscient(e)


Principes
• Le mot n'est pas la chose
Je ne confonds pas le discours sur la "réalité" avec cette "réalité". Toutes les explications du monde ne sont pas ce monde.
Cependant, il est indéniable que les mots que nous utilisons ont un certain effet sur ce monde. Il est indispensable de comprendre ce phénomène, et d'avoir conscience de cette double caractéristique : le mot n'est pas la chose, mais il peut influencer les choses, par le fait qu'il peut conduire à l'action qui elle-même "produit".

• Le mot n'est pas toute la chose
Je ne peux TOUT dire de quelque chose, même du plus insignifiant des événements ou des objets... C'est un peu comme une photo d'un objet, qui ne présente qu'une petite partie de cet objet.

• Le langage est " auto-réflexif "
Mes mots peuvent faire référence à une "réalité", mais ils peuvent aussi faire référence à ce que quelqu'un d'autre a dit, lesquelles paroles faisaient elles-mêmes aussi référence à d'autres mots en un jeu de miroirs infini. Où sont les faits, alors ? Et s'il n'y a pas de faits, mais que des suppositions ?
Indécidable.
Il peut être intéressant de discutailler sur le sexe des anges. Cela devient dangereux lorsque cette discussion conduit à certaines actions, alors qu'il est impossible de trancher la question DANS LES FAITS. On en voit s'étriper pour de telles illusions... Voyez les conflits entre religions par exemple.

• Le " Pour moi "
Ce que nous savons, ce que nous pensons, tout ceci résulte dans une large mesure d'expériences personnelles. Il peut s'avérer utile d'ajouter, même "silencieusement", un "pour moi" à ce que je dis et à ce que j'écris...

• Structure du langage
Tout langage impose, par sa structure, de passer séquentiellement d'une idée à l'autre. Or la 'réalité' ne fonctionne pas ainsi. Les choses peuvent arriver simultanément et avoir des effets qui s'additionnent (ou s'annulent) Les langages ne sont pas adaptés. Il est probable que cela soit impossible, mais il peut être utile de ne pas l'oublier.
Technique et outils [Le non-verbal]
Considèrant qu'il n'y a pas identité entre langage et 'réalité', il peut être utile d'employer, afin d'améliorer cet outil fabuleux qu'est le langage, des moyens non-verbaux susceptible d'aider au rapprochement entre symbole et objet symbolisé. Il n'y aura jamais identité, mais amélioration de la représentation.
• la "carte mentale"
Une technique inventée dans les années 70 permet d'aider à dépasser la structure linéaire imposée par le language "ordinaire" : cela s'appelle la "carte mentale".
[page "carte mentale"]
Etc..........

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